Gestion du stress en période d'incertitude au travail

Dans un contexte d’incertitude, si on cultive les émotions positives et si on diminue les émotions négatives, on augmente le taux d’ocytocine et on devient de nouveau capable d’appréhender la complexité.

Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Dalian (Chine) et d’Orégon (Etats-Unis), montre l’influence du niveau de stress sur la performance intellectuelle. Il s’avère que lorsqu’on diminue le niveau du stress des étudiants, on « améliore le rendement émotif et cognitif » de ceux-ci. 

Les sources d’émotions positives sont à privilégier.
Les émotions positives diminuent le niveau du stress, élargissent le champ de l’attention et renforcent la créativité.

Les émotions positives peuvent provenir de différents leviers de motivation intrinsèque, que ce soit l’autonomie, la gratitude, le sentiment de justice, les encouragements... 

Parallèlement, il est important de diminuer les émotions négatives.
Les effets des émotions négatives sont à l’opposé de ceux des émotions positives qui ont aussi la capacité de diminuer les effets des émotions négatives.
Une récente étude de Yale University School of Management montre que les émotions positives sont plus contagieuses au sein d’un groupe que les émotions négatives. 

Parmi les hormones mobilisées lors des émotions positives : l’ocytocine...
Les effets décrits comme étant ceux des émotions positives correspondent à merveille à ceux de l’ocytocine : meilleure appréhension de la complexité, plus grande sociabilité... De nombreuses études s’accordent pour montrer l’influence bénéfique de cette hormone sur le stress. En effet, quand le taux d’ocytocine augmente, le taux de cortisol - hormone du stress - baisse. 

 Extrait de l'article rédigé par le Dr. Philippe Rodet sur Focus RH.com

 27/05/2013

Dr. Philippe Rodet, consultant, auteur de "Se libérer du stress :

un médecin urgentiste raconte" aux éditions Eyrolles.