L'addiction au travail

 

Quelques éléments sont révélateurs d'une hyperactivité : que des journées commençant de plus en plus tôt et se terminant de plus en plus tard, une consultation effrénée de sa messagerie à toute heure du jour et de la nuit, une charge de travail très supérieure à la moyenne et ce de façon régulière et durable, du travail en soirée, en week-end ou en vacances, des pensées absorbées par le travail avec de possibles incidences sur le sommeil (qualité, durée), une modification des centres d'intérêt au profit du job, une imperméabilité aux remarques de la famille (conjoint, enfants) qui de toute façon ne peuvent pas comprendre... 

 

Le docteur Marie-Pierre Guiho-Bailly, psychiatre décrit quatre phases:

 

Phase 1

énergie, performance, tolérance de l'entourage.

Phase 2

irritabilité, syndrome de manque, appauvrissement du lien social/familial.

Phase 3

fatigue, stress, troubles psychosomatiques et psychiques, baisse

de la performance.

Phase 4

troubles graves de la santé.

 

L'accompagnement par un psychothérapeute favorisera le travail sur des comportements mis en place anciennement et pouvant être réactualisés. 

 

Dans tous les cas, le fait de laisser consciemment de la place à du temps libre offrira l'oxygène absolument indispensable à l'équilibre et donc la performance de vie. Cet oxygène favorisera la prise en compte des besoins physiques vitaux, le repos donc l'agilité intellectuelle, la reconnexion avec ses émotions et sources de plaisir. 

 Extrait de l'article paru sur lexpress.fr